OBLIGATIONS DE TRANSPARENCE — DÉJÀ APPLICABLES POUR PARTIE

AI Act & marketing : la transparence devient la règle du jeu.

Chatbots, contenus générés, visuels IA, recommandation : le marketing est le secteur qui a adopté l'IA générative le plus vite — et celui où les obligations de transparence sont les plus directement applicables. Les remplir est simple quand on s'y prend tôt, et coûteux en image quand on se fait épingler.

Vos usages, leur classification

Ce que le règlement dit de vos outils marketing.

Chatbot de vente ou de support

Vos visiteurs doivent savoir qu'ils échangent avec une IA — clairement, dès le début de l'interaction.

Transparence
Contenus générés par IA (textes, images, vidéos)

Les contenus synthétiques doivent être identifiables comme tels, notamment les deepfakes et contenus réalistes.

Transparence
Recommandation produits & personnalisation

Risque généralement faible — mais à inventorier, et le RGPD encadre déjà le profilage.

Risque minimal
Techniques manipulatoires ou subliminales

Les systèmes exploitant les vulnérabilités des personnes pour fausser leur comportement sont interdits.

Interdit
Outils internes (rédaction, créa, analyse)

Risque minimal, mais littératie IA obligatoire pour les équipes qui les utilisent — c'est déjà en vigueur.

Risque minimal
Ce que ça implique

Concrètement, pour vos équipes marketing.

Chatbots

L'information dès le premier message

La mention « vous échangez avec un assistant IA » doit être claire, visible et placée au bon endroit — pas enfouie dans des CGU. Nous formulons et plaçons ces mentions sur vos points de contact, sans casser l'expérience.

Contenus

Un process de marquage, pas du cas par cas

Quand la moitié de votre production passe par l'IA, marquer « à la main » ne tient pas. Nous mettons en place un processus : quels contenus doivent être identifiés, comment (mention, métadonnées), et qui valide — intégré à votre workflow de production.

Charte

Encadrer la créativité sans la tuer

Vos équipes utilisent déjà dix outils IA. La politique d'usage définit ce qui est permis (données, images de personnes, marques tierces) — assez claire pour protéger, assez souple pour ne pas pousser au contournement.

E-commerce

L'inventaire de votre stack

Votre plateforme e-commerce, votre outil d'emailing, votre CRM embarquent des fonctions IA que vous n'avez jamais déclarées nulle part. L'inventaire les recense et vous évite la mauvaise surprise lors d'un audit client ou d'un contrôle.

Questions fréquentes

AI Act & marketing.

Faut-il marquer chaque article de blog écrit avec ChatGPT ?
L'obligation de marquage vise les contenus générés ou manipulés par IA, avec un focus particulier sur les contenus réalistes (deepfakes) et l'information du public. Pour le contenu éditorial assisté par IA puis revu humainement, les lignes directrices se précisent encore. Notre approche : définir une règle interne claire et défendable, l'appliquer uniformément et la documenter — plutôt que naviguer au cas par cas.
Notre chatbot signale déjà qu'il est un « assistant virtuel » : est-ce suffisant ?
Tout dépend de la clarté : l'utilisateur doit comprendre sans ambiguïté qu'il interagit avec une IA, dès le début. « Assistant virtuel » peut prêter à confusion (humain délocalisé ? machine ?). Une formulation explicite coûte zéro et clôt le sujet.
La personnalisation et le retargeting sont-ils menacés ?
Non, la personnalisation classique relève d'un risque faible. La ligne rouge, ce sont les techniques manipulatoires : exploiter les vulnérabilités (âge, handicap, situation) ou recourir à des techniques subliminales pour fausser le comportement. La frontière avec le « nudge » marketing agressif mérite un regard au cas par cas — c'est un sujet d'arbitrage, pas de panique.

Mettez votre marketing en règle — sans le freiner.

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